N° 514

SÉNAT

SESSION ORDINAIRE DE 2024-2025

Enregistré à la Présidence du Sénat le 3 avril 2025

RAPPORT D'INFORMATION

FAIT

au nom de la délégation sénatoriale aux outre-mer (1) relatif à la lutte contre
la
vie chère outre-mer,

Par Mmes Viviane ARTIGALAS, Jocelyne GUIDEZ, Micheline JACQUES,
Évelyne PERROT, MM. Teva ROHFRITSCH et Dominique THÉOPHILE,

Sénatrices et Sénateurs

(1) Cette délégation est composée de : Mme Micheline Jacques, président ; Mmes Audrey Bélim, Jocelyne Guidez, M. Victorin Lurel, Mme Viviane Malet, M. Akli Mellouli, Mmes Annick Petrus, Marie-Laure Phinéra-Horth, MM. Teva Rohfritsch, Jean-Marc Ruel, Mme Lana Tetuanui, MM. Pierre-Jean Verzelen, Robert Wienie Xowie, vice-présidents ; Mme Marie-Do Aeschlimann, M. Frédéric Buval, Mme Vivette Lopez, M. Georges Naturel, secrétaires ; Mme Viviane Artigalas, MM. Olivier Bitz, Christian Cambon, Mme Agnès Canayer, M. Guillaume Chevrollier, Mmes Catherine Conconne, Evelyne Corbière Naminzo, M. Stéphane Demilly, Mme Jacqueline Eustache-Brinio, MM. Philippe Folliot, Stéphane Fouassin, Éric Jeansannetas, Mikaele Kulimoetoke, Antoine Lefèvre, Alain Milon, Mme Solanges Nadille, MM. Saïd Omar Oili, Georges Patient, Jean-Gérard Paumier, Mmes Évelyne Perrot, Salama Ramia, MM. Laurent Somon, Rachid Temal, Dominique Théophile.

L'ESSENTIEL

Face aux crises récurrentes qui frappent les outre-mer, et plus récemment la Martinique en septembre 2024, la délégation sénatoriale a initié une étude sur la vie chère, portée par la volonté de proposer des solutions à la fois immédiates et durables.

Si de nombreux rapports et études ont déjà analysé les causes de la vie chère et suggéré des solutions, elle a décidé de focaliser ses travaux sur trois domaines clés : les produits du quotidien, les dépenses automobiles et le fret maritime et aérien.

Pour sortir de ces crises à répétition, elle présente 24 recommandations dont 12 principales, pour nourrir la réflexion et contribuer au projet de loi annoncé par le Gouvernement. Celles-ci peuvent s'appliquer différemment en fonction des statuts particuliers des territoires.

I. UNE RÉALITÉ INCONTESTABLE QUI ÉCHAPPE AUX EXPLICATIONS UNIVOQUES

A. L'ACUITÉ DE LA VIE CHÈRE NE SOUFFRE PAS DE CONTESTATION

L'alimentaire et l'automobile constituent des dépenses essentielles pour les ménages, mais l'écart de prix par rapport à l'Hexagone est considérable.

Alimentation Automobile

Dans les DROM, Sur les véhicules neufs,
les écarts varient entre : l'écart serait de :

30 % et 41 % en moyenne 10 % à 15 % en moyenne

70 % pour Saint-Pierre-et-Miquelon

Sur les pièces détachées
l'écart serait de :

Dans le Pacifique, les prix sont plus élevés en Nouvelle-Calédonie (78 %), tandis que la Polynésie française connaît des prix supérieurs à ceux dans les Antilles (45 %).

20 % à 25 % en moyenne

Allant jusqu'à X 4 sur certaines pièces. Ces écarts seraient encore plus importants pour la Polynésie française.

Exemples d'écart de prix en Martinique

Les 5 DOM, représentent 3 % de la population française, concentrent 24 % des personnes en grande pauvreté.

(source : Capture d'écran appli Kiprix, le 28 mars 2025)

Couplés à des revenus plus faibles, les surcoûts créent une double peine.

À La Réunion, le taux de pauvreté, en 2021, était de :

36,1 % contre 14,5 % en Hexagone.

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