Proposition de loi Lutte contre les fraudes aux aides publiques

Direction de la Séance

N°46 rect. ter

1 avril 2025

(1ère lecture)

(PROCÉDURE ACCÉLÉRÉE)

(n° 469 , 468 , 453)


AMENDEMENT

C Demande de retrait
G  
Tombé

présenté par

Mme Maryse CARRÈRE et MM. CABANEL, FIALAIRE, GROSVALET, LAOUEDJ, MASSET, ROUX et BILHAC


ARTICLE 3 TER

Consulter le texte de l'article ^

Alinéa 9

Remplacer la date :

1er janvier 2027

par la date : 

1er juin 2026

Objet

Cet amendement a pour objectif de fixer une date d’entrée en vigueur plus raisonnable pour le dispositif introduit à l’article 3 ter, en réduisant le délai actuellement prévu.

L’article 3 ter introduit un mécanisme bienvenu visant à limiter la sous-traitance à deux rangs et d’interdire aux entreprises ne disposant pas de la qualification « Reconnu Garant de l’Environnement » (RGE) de sous-traiter des chantiers dans le cadre du dispositif d’aide MaPrimeRénov et de l’éco-prêt à taux zéro (éco PTZ). Dans sa rédaction actuelle, il décale au 1er janvier 2027, l’entrée en vigueur des dispositions de cet article portant sur l’obligation de disposer du label RGE pour l’entreprise à l’origine de la facturation des travaux.

Ce délai a été conçu pour permettre aux entreprises concernées de s’adapter et éviter un impact brusque sur celles, notamment les grandes enseignes de bricolage, qui exercent actuellement sans détenir ce label, et pour lesquelles la mise en œuvre immédiate de cette obligation pourrait constituer un choc.

Si l’objectif de cette période de transition est compris, sa durée mérite néanmoins d’être réévaluée. En effet, alors qu’il faut 1 à 4 mois maximum pour obtenir le label RGE à partir de la date de dépôt de la demande, l’introduction d’un délai d’environ 1 an et demi (selon la date de promulgation du texte) apparaît trop importante compte tenu de l’objectif porté par cet article de lutter contre les comportements frauduleux de la part de sociétés opportunistes ne disposant d’aucune qualification qui ternissent l’image de la profession en raison de leurs ouvrages de mauvaise qualité.

Une position plus équilibrée pourrait être de rapprocher cette date au 1er juin 2026, ce qui donnerait approximativement une année aux entreprises concernées de s’ajuster, notamment pour celles qui disposent de plusieurs sites d’exploitation.

 



NB :La présente rectification porte sur la liste des signataires.
La mention « Tombé » signifie qu'il n'y avait pas lieu de soumettre l'amendement au vote du Sénat dans la mesure où soit l'objectif poursuivi par l'amendement a été atteint par l'adoption d'un autre amendement (ex. : amendement de rédaction globale incluant la modification proposée), soit, au contraire, l'amendement était incompatible avec un amendement précédemment adopté (ex. : l'adoption d'un amendement de suppression fait tomber tous les autres).